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COTLER ANNONCE SON PLAN D’ACTION EN DIX POINTS POUR BRISER LE SILENCE AU NOM DES PRISONNIERS POLITIQUES

Posted on 28 février 2014

Le député revient du Sommet de Genève pour les droits de la personne et la démocratie, annonce des initiatives au nom des prisonniers politiques

Ottawa – Le 28 février 2014 – Irwin Cotler, député libéral de Mont-Royal et ancien ministre de la justice et procureur général du Canada, a dévoilé son plan d’action pour agir au nom des prisonniers politique lorsqu’il a prononcé le discours d’ouverture plus tôt cette semaine au Sommet de Genève pour les droits de la personne et la démocratie.

Cotler prend fait et cause pour les prisonniers politiques depuis plus de 35 ans – le magazine Maclean’s l’a appelé « l’avocat des opprimés ». Il a défendu Nelson Mandela, le dissident soviétique Natan Sharansky, le Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo, et le militant égyptien pro-démocratie Saad Eddin Ibrahim, parmi plusieurs autres.

« En me portant à la défense de Nelson Mandela – et de Natan Sharansky auparavant – j’ai appris que leur legs le plus important pourrait être la nécessité de défendre les prisonniers politiques. Sans que Mandela ne soit libéré, toute l’histoire de l’Afrique du Sud se serait déroulée autrement », d’expliquer M. Cotler.

« Au cours de mon implication au sein des deux grandes luttes pour les droits de la personne de la deuxième moitié du XXe siècle – celle contre l’apartheid en Afrique du Sud et celle pour les droits de la personne en Union soviétique – j’ai appris qu’il nous revient de prendre la parole au nom de ceux qui ne peuvent se faire entendre, de rendre témoignage au nom de ceux qui ne peuvent témoigner, et de se mobiliser pour ceux qui mettent leur vie en jeu », a ajouté M. Cotler.

Au Sommet de Genève, Cotler a rencontré des dissidents et d’anciens prisonniers politiques qui ont discuté de leurs expériences et des violations des droits de la personne toujours en cours dans plusieurs pays, qu’ils ont décrits comme suit : « le pire régime totalitaire et le plus grand violateur des droits de la planète » (Corée du Nord); « 50 000 femmes violées et agressées, des milliers de prisonniers torturés et disparus » (Syrie); « un État-prison » (Érythrée); « plus d’exécutions par habitant que tout autre pays » (Iran); « la criminalisation de la dissension » (Chine); « la réduction à l’esclavage des prisonniers politiques » (Mauritanie).

Ainsi, Cotler a annoncé une série d’initiatives pour démasquer les violateurs des droits de la personne, et pour défendre les prisonniers politiques ciblés par les régimes incriminés, dont :

–          Souligner les souffrances – et souvent l’exécution – des prisonniers politiques en Iran par le biais du Projet mondial de défense des prisonniers politiques iraniens, coprésidé par M. Cotler;

–          Prendre la part du prisonnier politique suédo-érythréen Dawit Isaak, emprisonné pendant 11 ans sans procès et disparu dans une prison érythréen;

–          Attirer l’attention sur la criminalisation croissante de la dissension en Chine;

–          Introduire un projet de loi privé portant sur la défense des prisonniers politiques et encourageant la mobilisation canadienne en leur nom;

–          Tenir des audiences de la Sous-comité des droits internationaux de la personne au sujet des actes terrifiants de violence sexuelle perpétrés contre les femmes en Syrie; et

–          Exiger l’expulsion de quatre grands violateurs des droits de la personne (Chine, Cuba, Russie, Arabie Saoudite) du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, en collaboration avec des ONG situées à Genève et la fédération Liberal international.

« Les prisonniers politiques incarnent la lutte pour les droits de la personne à notre époque et transforment l’histoire de l’humanité par leur implication au sein de cette histoire », de conclure M. Cotler.

« BRISER LE SILENCE » : UN PLAN D’ACTION EN DIX POINTS POUR AGIR AU NOM DES PRISONNIERS POLITIQUES

1)      La mobilisation juridique dans la cour des violateurs : attirer l’attention sur le fait que ces régimes violent leurs propres lois. Le mémoire du professeur Cotler au nom de Natan Sharansky en est une étude de cas.

2)      L’internationalisation des efforts : attirer l’attention sur le fait que ces régimes enfreignent leurs obligations légales internationales – comme cela a été fait avec l’Acte final d’Helsinki – et leurs obligations envers les États parties.

3)      La dénonciation publique : mobiliser la communauté internationale pour rendre honteux et pénaliser les violateurs des droits de la personne.

4)      La mobilisation du gouvernement canadien : mobiliser les leaders du Canada pour sanctionner les violateurs des droits de la personne – comme dans le cas de l’Afrique du Sud – et combattre la culture de l’impunité.

5)      La mobilisation des parlements : coordonner les efforts parlementaires internationaux afin de sanctionner les violateurs des droits de la personne, comme dans le cas des parlements de l’OSCE.

6)      La mobilisation de la communauté des ONG : assurer une voix complète et efficace en appui aux femmes et hommes courageux qui souffrent dans l’ombre des violations des droits de la personne, et manifester notre solidarité pour leur assurer qu’ils ne sont pas seuls.

7)      Avoir recours aux tribunaux internationaux : exercer des recours juridiques internationaux pour que les violateurs des droits de la personne soient tenus responsables.

8)      Faire appel au système des Nations unies : s’assurer que les violateurs des droits de la personne soient nommés et dénoncés par les rapporteurs spéciaux et le Groupe de travail sur la détention arbitraire, ainsi que lors du processus d’examen périodique universel.

9)      La mobilisation de la société civile : développer une masse critique d’engagement de la part des femmes, les groupes d’étudiants, la communauté juridique, les scientifiques, les universitaires, les syndicalistes, les artistes et les leaders religieux. Cette approche a notamment été employée de manière efficace dans les cas de l’Union soviétique et de l’Afrique du Sud.

10)  La mobilisation et l’implication des médias : s’assurer que les prisonniers politiques ne soient ni seuls ni oubliés.

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